» Chapitre premier.

» Chapitre premier.

« L'écriture est passion pour certains, un calvaire pour d'autres. Je pense que vous avez deviné à quel camp j'appartiens. Je ne dis pas que j'écris bien et que je surpasse Shakespeare, Tolstoï, Maupassant et bien d'autres, j'essaie simplement de faire de mon mieux. Et écrire m'apaise souvent dans mes moments de rage.

Dans ce blog qui n'est pas mon blog principal figurent mes écrits -accompagnés parfois de citations. Merci de respecter mon travail et de ne pas les plagier partiellement ou entièrement, je passe du temps à écrire ces textes.

Vous pouvez laisser des commentaires instructifs, constructifs pour me dire ce que vous pensez de tout ça... Tout en restant poli. Sachez que j'accepte les critiques mais pas les insultes !

CE N'EST PAS UNE FICTION MAIS SIMPLEMENT DES TEXTES TOUT DROIT SORTIS DE MON IMAGINATION.

Bonne visite,
Mrs L as Loane. »

» BLOG PERSO

Après une demande, je mets donc en place une liste de prévenus. C'est simple pour s'inscrire, laissez deux/trois petits commentaires pour dire ce que vous pensez de mes textes et je vous ajoute. Dès qu'il y a du nouveau, je vous en ferai part !

# Nympheaeae
# Madmoiizelle-Juliie
# Bonheur-Malin-Livres
# Lady-drea-m3uz
# I-envy-any-life
# Popo39130
# x-Mllechloe
# Recueil-fiction
# Rainetttte
# Les-pages-du-bonheur
# X-love-twii-x
# Passi0n-lectur3
# Ameliee-xxx
# Malediction-des-loups
# Automat-isme
# Books-ares-fabulous
# 24hoo-juste-pour-vivre
# Lire--ecrire-pour-vivre
# Behindxthexblack
# Ecrit-x3
# Rainbows-tears

# Posté le dimanche 28 juin 2009 11:27

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 14:33

» Chapitre second.

» Chapitre second.
« Voilà l'article où vous pouvez faire connaître votre blog et seulement ici. Les publicités ne sont pas autorisées sur les autres articles.

Je citerai aussi quelques blogs qui selon moi sont à visiter. »

# Xx-a-fleur-de-mots
« Hormis le fait qu'elle soit une amie extraordinaire sur qui on peut toujours compter et avec qui la bonne humeur est toujours au rendez-vous, je trouve vraiment qu'elle possède quelque chose. Une sensibilité à fleur de peau peut-être un peu plus élevée que la « moyenne » Mais en tout cas ce dont je suis certaine c'est qu'elle arrive extrêmement bien à retranscrire ses émotions dans ses écrits. Sérieusement mon Ti Trou, tu écris vraiment très bien et... je t'aime tellement ! ^^ »

# Peau-et-poisons
« Bon j'avoue qu'avec Jana on n'était pas forcément parties du bon pied parce que je n'aime pas vraiment les fanfictions sur Twilight et la sienne en était une justement. Elle semblait poutant bien écrire mais je ne suis pas intéressée par ces "remake". Je suis peut-etre butée, je l'admets mais c'est plus fort que moi x)
Et puis elle a créé un nouveau blog où un prologue tout droit sorti de son imagination m'a tout de suite emballée, subjuguée. C'est bien simple : j'aime tout dans sa fiction. L'époque, son personnage principal... C'est une fiction très promettante.Allez voir, vous ne le regretterez pas ! »

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 15:30

Modifié le mercredi 05 août 2009 06:29

» Chapitre troisième.

» Chapitre troisième.
« Taisez-vous, j'écoute le silence des lâches... »
« Parce que la vie est tout simplement belle et qu'il faut en profiter correctement... »
Deux expressions. Deux opposés. Un jour je n'ai en tête que la première, le suivant c'est la seconde qui m'obsède. On me dira « C'est la crise d'adolescence ! » mais je n'y crois pas. Bon peut-être que je fais ma petite rebelle mais ce n'est qu'une passade. La vie est un joli mélange de couleurs, et parfois la mixture est réussie, parfois elle est ratée. On ne peut pas tout avoir du premier coup, c'est évident.
Certes, notre quotidien était bien plus facile quand on avait six ans et que notre principale occupation était la marelle, le loup et les Barbie mais être atteinte du syndrome de Peter Pan ce n'est pas forcément une qualité. Grandir est une perspective qui effraie tout le monde, à un certain moment. Devoir s'assumer est une étape importante et si on échoue, alors notre prochain ne sera pas raté mais il sera éméché. Bien sûr, ce n'est qu'une pièce du puzzle qui représente notre longue vie néanmoins on ne néglige jamais un événement, aussi infime soit-il. Même les plus petites particules ont une importance primordiale. Et le pire, c'est que vos ennemis les plus méprisants ont leur rôle à jouer sur Terre, même si vous ne pouvez pas les voir en peintures. Alors oui, peut-être, certains passeront les trois quarts de leur vie sous les projecteurs et d'autres ne seront que simples spectateurs ou de banals costumiers dans les coulisses mais chacun est essentiel à la construction de notre monde. Alors ne laissez personne sur le banc de touche.
© Loane.

# Posté le mardi 30 juin 2009 13:48

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 12:20

» Chapitre quatrième.

» Chapitre quatrième.
Les iris se balancent doucement au rythme du vent et j'observe sans un mot ma soeur et son groupe d'amis qui sont dans le jardin, à fumer de l'herbe. Je ne veux même pas savoir où ils ont trouvé cette merde je m'en fous, s'ils tiennent à gâcher leur vie, qu'ils le fassent sans regret ! Je ne suis pas responsable de la déchéance des adolescents d'aujourd'hui. Je parle comme une adulte qui aurait vécu mai 68 et qui regarde d'un mauvais oeil la jeunesse dépravée. Au fond, j'ai peut-être trouvé mon problème, je suis lasse de vivre. Manger, boire, regarder la télévision, c'est mon quotidien peu attrayant. Je me lève chaque matin en pensant au soir, à la nuit, le seul moment où je me sens vraiment à mon aise. Là où personne ne me juge, là où je peux cesser de sauver les apparences, là où la réalité prend le dessus sur le songe.
L'horloge sonne sept coups. Bientôt le ciel va s'assombrir et la vilaine chenille se transformera alors en un joli papillon. J'attends cet instant avec impatience, lorsqu'il n'y aura plus que de l'ombre, je deviendrai enfin moi. Mon vrai moi.
Les autres rient, au dehors. Ils ont peut-être découvert une nouvelle sorte de drogue cette fois-ci. Mais je ne les entends pas. Il ne me reste pour seule compagnie que les battements irréguliers de mon coeur faiblard.
Je remarque alors que mon père a laissé son silencieux sur la table. Il n'oublie jamais ses armes et les range toujours au dessus du placard rouge, habitude qu'il a gardée, bien que ma soeur et moi sommes devenues grandes maintenant. Qu'est-ce qu'on entend par "grandes" exactement ? Assez matures pour avoir des relations sexuelles avec un homme ? Assez intelligentes pour comprendre l'algèbre ? Assez mûres pour ne pas se quereller avec nos géniteurs ? Ou plutôt... assez astucieuses pour comprendre que cette arme est à portée de tous, mêmes des mains les plus innocentes ?
Mon regard est rivé sur ce silencieux. Sa couleur pourtant neutre m'ensorcelle et je ne peux plus quitter des yeux cet objet de malheur.
Soudain une nouvelle perspective à propos de mon futur s'offre à moi. Jamais je n'y ai pensé mais à présent l'alternative me paraît excellente. Je prends le revolver d'une main tremblante et le mets dans ma bouche. Je n'hésite qu'une seule seconde. Le temps d'un battement de cil. Mon doigt appuie sur la détente. Je ne suis plus.

© Loane.

« Rassurez-vous je ne parle pas de moi dans ce texte x)
C'est juste un petit quelque chose que j'ai écrit pour une galerie textuelle. Le thème était le suicide. »

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 10:36

Modifié le mercredi 05 août 2009 06:39

» Chapitre cinquième.

» Chapitre cinquième.
18h00.
Les vitres grandes ouvertes, l'air du dehors venant rafraichir nos visages, nous sommes heureuses. Heureuses de vivre. A dix-huit ans à peine nous faisons notre premier trajet en voiture toutes les deux, histoire d'inaugurer notre permis de conduire encore neuf. Je jette un coup d'½il à ma jumelle, Olivia, et je ne peux m'empêcher de ressentir un pincement au c½ur. Oli', de seulement cinq minutes mon ainée me surpasse en tout. C'est simple, elle est parfaite. Malgré notre physique ridiculement identique, les gens trouvent toujours quelque chose de plus à ma s½ur. Je ne leur en veux pas, c'est un fait que moi-même je ne peux pas nier.

18h05.
Le titre de Muse, Assassin nous plonge immédiatement dans une ambiance électrique, très rock. J'avoue ne pas bien regarder la route pendant l'espace de deux secondes mais je reprends tout de suite mes esprits et je me re-concentre. Nous arrivons à un feu rouge. Il passe au vert. Je change de vitesse et je démarre. Le cri perçant d'Olivia me transperce alors les tympans. Je tourne la tête dans sa direction. Et pourtant je ne peux rien faire pour empêcher le 4x4 de se jeter littéralement sur nous. C'est trop tard.

18h20.
J'ouvre péniblement un ½il, je ne comprends ce qui se trame, j'entends du bruit, des cris, je perçois vaguement une lumière qui pointe au loin. Je suis à mille lieues de comprendre ce qui s'est produit. Il me semble que j'ai mal, je n'en suis pas certaine. Je peine à sortir de ma torpeur. Je ne suis sure de rien. J'entrouvre l'autre ½il et quelqu'un, un badaud, se tient à mes cotés. Je tente de me souvenir des derniers événements. En vain. Mon environnement est toujours aussi sombre et mes dizaines de questions restent à s'entrechoquer violemment dans mon esprit. Je pense avoir mal à la tête et à la jambe. Mais ce n'est qu'une supposition. Peut-être n'est-ce qu'une illusion. Je plane.

18h25.
La personne repart. Jamais je ne connaitrai son identité. Je tente de me lever. Miraculeusement je parviens à aligner deux pas sans tomber. Je suis devant quelqu'un qui m'est inconnu. Une femme peut-être. Une fille plutôt, elle a l'air jeune. Je ne peux pas bien distinguer son visage, de vilaines balafres gâchent ses traits. Un homme s'approche lentement de moi.
« Daphnée Martin ? »
J'acquiesce.
« Est-ce votre s½ur ? »
En parlant il me montre du doigt la personne inconnue que je viens de dévisager. Je réponds non de la tête et je fais mine de partir. Mais l'interrogatoire n'as pas terminé.
« Où est-elle alors ? »
Je ne réponds pas. Je sais maintenant. Tout me revient en tête. Le croisement, le 4x4 , l'accident. NON ! C'est impossible. C'est impossible que cette forme sous cette couverture miteuse soit Olivia ! L'homme prend congé, ayant eu la réponse qu'il voulait. Je me dirige avec une lenteur insupportable vers l'espèce de drap où git une fille, La fille. Des larmes coulent sur mon visage, me brouillent la vue mais je ne m'en rends pas compte. Je passe outre mon effroi et je continue d'avancer. « Sois forte Daphnée, sois forte. Tu n'as pas le choix. »
Je dégage une mèche de cheveux poisseux de sang et je discerne de vilains bleus. Ma s½ur est jolie, même belle. Elle charme n'importe quel garçon en un clin d'½il et moi je suis invisible à ses cotés. Mais j'accepte la situation telle qu'elle est et je ne réplique pas parce que j'y suis habituée.
Ses yeux sont clos, oh, j'aimerais tellement revoir l'éclat de ses prunelles quand elle était joyeuse ! Son regard brillait et sa bouche souriait. Aujourd'hui elle est là. A même le sol. Et personne ne s'occupe d'elle. Ou alors ils le font silencieusement... Je regarde autour de nous et je ne vois aucune ambulance. Je comprends mieux, elle n'est pas encore arrivée et c'est surement un passant qui a posé cette vieille couverture sur le pauvre corps de ma s½ur. Pour la cacher aux yeux du monde. C'est répugnant. Cette façon d'agir. Olivia n'est pas mourante ! Je refuse de croire une telle idiotie.

18h53.
L'ambulance arrive enfin. Ce n'est pas trop tôt. On s'active autour d'Olivia et rien pour moi. Comme d'ordinaire. Mais c'est elle qui a besoin de soins. Pas moi. Je ferme les paupières, je redoute le moment crucial. Celui où un ambulancier va venir me donner des nouvelles de son état, et peut-être se préoccuper un peu de ma petite personne.
« Elle est partie, Daphnée. »
Je sursaute. Pardon ? Que vient-elle de dire, la femme-là ? Je n'ai pas bien saisi le sens de sa phrase. Mais QUI est parti, et OÙ ? Ne fais pas l'idiote Daphnée... Accepte la réalité telle qu'elle est, même si elle te blesse. Je regarde au loin, pour cacher mon désespoir à cette femme. Pourtant cette dernière me prend dans ses bras et je laisse libre court à mon chagrin. C'est impossible. Olivia n'avait que dix-huit ans et encore des milliers de choses à accomplir. Elle avait une famille à fonder, des enfants à aimer et un mari à choyer. Pourtant jamais elle ne connaitra ces bonheurs. Je me sens coupable. Elle s'est envolée. Là-bas. Dans ce pays inconnu d'où nul voyageur ne revient. Je serre encore plus fort la femme dans mes bras. J'ai besoin de soutien et de compassion, j'ai mal. Je voudrais être morte et qu'elle soit vivante. N'as-tu jamais appris que la vie n'était pas juste ? Eh bien maintenant tu as la preuve formelle.
© Loane.

« Bon là c'est plus évident que je ne parle pas de moi x)
C'est juste un petit quelque chose que j'ai écrit pour une galerie textuelle. Le thème était le drame. Que de choses joyeuses en effet depuis le début du blog :P
Bon j'avoue etre décue par ce texte. Comme on me l'a souvent dit, j'aurais du plus développer les sentiments, le ressenti. Mais je le trouvais déjà bien long et je n'avais pas le temps de faire des modifications. Espérons que le prochain texte soit mieux... =) »

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 12:49

Modifié le jeudi 06 août 2009 10:08

» Chapitre sixième.

» Chapitre sixième.
« Pendant quelques jours, la vie m'était apparue différemment. Puis la réalité m'a rattrapée avec une vitesse fracassante et j'ai cessé de rêver. Je resterai éternellement la petite solitaire qui ne peut rivaliser avec sa meilleure amie, dont la magnificence n'a d'égal que sa beauté. C'est parfaitement injuste, en quelques mots à peine, elle est parvenue à se l'accaparer... et contrairement à ce qu'il peut affirmer son « amour » pour moi n'a plus de sens.

Chaque seconde passe et je le vois qui m'échappe un peu plus. Je n'arrive même pas à jalouser cette fille (que je pourrais désormais appeler traîtresse) tout simplement parce qu'elle a un comportement parfait envers moi. Ca fait vraiment mal de voir que celui que j'avais qualifié d'idyllique soit si faible et influençable. Dans un sens je le comprends... on ne résiste pas à quelqu'un comme ma meilleure amie, c'est totalement impossible de ne pas être séduit à la minute où on la voit. J'avais confiance en lui, je l'aurais suivi partout, aveuglément. Et je me suis attachée trop et trop rapidement. C'est illégitime de souffrir autant. Et en silence.

Néanmoins je continue à sauver les apparences, j'essaie tout du moins. Je lui réponds au téléphone avec des accents joviaux qui sonnent si faux que je me demande comment il fait pour ne pas les repérer, je continue à lui dire que je l'aime alors que je sais parfaitement que je lui mens... et je lui dis oui pour qu'il vienne me voir. En fait je suis tellement amoureuse que je me cache les yeux pour ne pas avoir à affronter la terrible évidence qui s'impose à moi. Je feins que je ne l'aime plus... Foutaises, je vous le dis moi. Je me suis éprise de lui et je ne parviens pas à me détacher, à m'éloigner. C'est abusif. Elle, elle aurait juste à claquer des doigts et il accourerait, avide et demandeur. J'en ai marre, marre, marre...

Qu'ai-je fait pour mériter cela ?

Honnêtement, je ne veux -peux- plus endurer un tel supplice. Il doit bien s'amuser lui là-haut à me voir ainsi tourmentée...

Et que fait mon « copain » en ce moment précis ?
Son esprit est-il tourné vers elle ?
Rigole-t-il de moi ?
A quoi pense-t-il ?
Au véritable amour avec un grand A ?
A la passion qu'il a pour elle ?

J'aurais tellement voulu être aimée par lui. Eh bien chérie tu vois que cette tentative est vouée à l'échec. A la réflexion, je suis si jalouse que je ne m'en rends pas compte et préfère faire la fille zen et posée qui dit ne pas avoir la force d'envier qui que ce soit... Je hais tout le monde, moi en particulier, d'être tombée droit dans le panneau. Et je ne parviens plus à remonter la pente aujourd'hui, je glisse et ne trouve plus aucun appui, je plonge lentement vers le fond... L'obscurité m'a violemment happée. C'est la fin. Mais aussi une renaissance. »
© Loane.

« Thème : la jalousie.
Alors oui peut-être que le fait que le copain soit attirée par la meilleure amie de la fille fasse cliché mais les mots se sont enchaînés sans que j'aie pu faire le moindre geste pour les empêcher de s'aligner. Et ce texte peut vous paraître banal, je ne conteste pas votre avis, tant pis. Mais j'avais envie de le publier. Alors voilà, je l'ai fait. »

# Posté le jeudi 30 juillet 2009 12:15

Modifié le mercredi 05 août 2009 06:27

» Chapitre septième.

» Chapitre septième.
Loane est passée de « en couple » à « célibataire ».

Je regarde cette phrase pourtant anodine. Facebook ne nous rend pas service. J'ai le regard vide, je me sens alourdie par la solitude et j'empêche les larmes de strier mes joues. Se retenir de pleurer, c'est le plus dur je crois. Je voudrais faire mes preuves, montrer aux yeux du monde que je suis forte et que je n'appréhende pas la suite. Quelle suite ? C'est la fin. Une époque a été terminée, une page se tourne. Cette page pourtant je veux pouvoir encore la lire, y ajouter des choses, la modifier un peu –beaucoup même. Je sais pourtant que c'est impossible. Il n'existe pas de machine pour remonter le temps et changer le cours de l'histoire. Nous faisons à présent partie du passé, pas question de revenir en arrière. J'ai mal, vous ne pouvez pas vous imaginer...

Je parle à un ami ; il essaie tant bien que mal de trouver des réponses aux questions mais j'ai l'illusion qu'il ne comprend pas. Je ne peux pas lui en vouloir, et il essaie de faire du mieux qu'il peut...

Les choses autour de moi me paraissent ternes. J'ai perdu goût à la vie. Je vis dans le néant. Mes repères se sont envolés et je ne fais rien pour les retrouver. Ce silence qui pèse tant me tourmente. Je voudrais pouvoir hurler ma haine, tout faire sortir mais je ne peux pas. Pourquoi ? Parce que. Parce que quoi ? Parce que. Non pitié, ne me faites pas revenir dans les souvenirs... Ne me rappelez pas les banales phrases échangées avec lui. Je veux oublier. Rayer cette partie de mon existence qui a pourtant été si belle...

Expliquez-moi pourquoi quand je rentre chez moi j'entends la chanson de C½ur de Pirates Comme des enfants « Mais il m'aime encore, et moi je t'aime un peu plus fort ». Si tu savais comme je m'en fous de tes paroles ! Faut toujours que les mauvais refrains tombent aux mauvais moments...

Je me déteste. Je suis un monstre. Et je ne l'assume pas. Je crois que jamais je ne pourrai voir la réalité en face, l'accepter telle qu'elle l'est... Je ne veux pas. Pas maintenant. Je ne peux pas. J'en suis techniquement incapable. La seule chose sur laquelle il faut que je me concentre aujourd'hui : sauver les apparences. Je ne veux pas apparaître démolie. Bien que je le sois réellement.

Voilà c'est trop tard je pleure. J'aurais vraiment tout fait pour retenir mes larmes. Je vois l'écran trouble et je me sens seule. La vie est injuste. Je me sens tellement blessée... Vous ne comprenez pas.

Je l'entends au téléphone. Elle. J'avais besoin d'entendre sa voix. Elle me réconforte comme personne.

Putain mais comme je l'aime... Vous ne vous rendez pas compte à quel point il compte pour moi. Mais je suis impuissante. Je mourrais pour lui...

# Posté le samedi 05 septembre 2009 16:23

Modifié le mardi 15 septembre 2009 04:48